La DS break est l'aboutissement de 2 années de recherches visant à proposer à la clientèle un véhicule polyvalent, à la fois pratique pour les artisans, logeables pour les familles et gardant toutes les spécificités techniques des berlines DS. Ce concept en 57, très en vogue aux USA, n'était représenté en France que par le break Simca Marly. Peugeot et Renault ne proposant que de vagues utilitaires poussifs déjà dépassés techniquement par la traction "commerciale", qui n'était pas franchement un modèle du genre.




En Septembre 1958 plusieurs prototypes de DS break sont prêts. 2 de ces prototypes seront présentés au salon de l'automobile de septembre 1958. Il y aura par la suite 2 autres prototypes présentés au salon des utilitaires de la porte de Versailles en octobre 58. Le bureau d'étude semble encore hésiter sur de nombreux points de détail. La direction de Citroën préfère attendre Septembre 1959 pour le lancement officiel de la DS break. En juillet 1959 les concessionnaires reçoivent les premières documentations techniques et commerciales définitives.
Salon des utilitaires 1958
(porte de Versailles)
Salon de l'automobile 1958 (au grand Palais à Paris)




 En Septembre 59 la production en série du break ID 19 démarre, il sera enfin disponible à la clientèle.
Les coques des DS breaks, ainsi que les hayons et le toit seront fabriqués à la Carrosserie de Levallois à partir de berlines semi-complètes fournies par Javel. Dans un premier temps les coques étaient restituées à Javel dans la même couleur que leur carrosserie correspondante. Devant la complexité de l'opération, au 600ième modèle environ, il a été décidé de les fournir Gris rosé (AC 136). Cela durera jusqu'à la fin de la production (premier semestre 75). Une fois le ferrage et la mise en peinture effectués, les coques reviennent à Javel et intègrent la chaine de montage avec les berlines en première finition. 
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Cette "première finition", au premier étage, comporte 4 tronçons: montage des pièces mécaniques (essieux AV et AR), montage des éléments hydrauliques, montage du circuit électrique et habillage intérieur de la caisse (tapis et garnitures etc...)
Ensuite ce qui commence à ressembler à une DS break descend sur la ligne mécanique au rez de chaussée pour y recevoir son ensemble moteur/boite de vitesses. on y monte les transmissions, les freins et la direction.
Elle reçoit de fausses roues et subit les différents réglages de parallélisme et du point zéro. Mise en route du moteur et réglage de la suspension.
C'est par ses propres moyens que notre nouvelle DS break regagne la chaine de "deuxième finition".
On y montait les éléments d'habillage (portes, ailes, etc...). Ensuite c'était au tour des éléments intérieurs. Les sièges arrivaient par gravité sur des toboggans. C'étaient des opérations qui n'étaient pas mécanisées utilisant une main d’œuvre spécialisée nombreuse. Après un lustrage et un contrôle rigoureux d'aspect dans un tunnel très lumineux, les DS break descendaient au sous-sol pour un contrôle d'étanchéité.
Les DS breaks terminées rejoignaient ensuite le hall de livraison, avec d'un côté les DS prêtes à partir et de l'autre celles qui devaient subir une petite intervention au "plateau retouches".
A partir de 1969, les DS breaks auront droit au traitement par " électrophorèse".
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Vous trouverez dans ce dossier toutes les étapes détaillées de la construction de la DS.

Dès le début de sa commercialisation, Citroën accentuera le caractère polyvalent de sa DS break.
 Le succès sera immédiat et durera 16 ans, date à laquelle elle sera remplacé par la non moins révolutionnaire CX break....

Globalement les breaks DS suivront les évolutions techniques des berlines DS correspondantes. On peut même dire que la finition, la carrosserie, les aménagements intérieurs sont assimilables aux ID,  aux DS "confort" à partir du millésime 70. En revanche, techniquement, et quoique l'on en dise, tous les breaks sont des DS.
Une autre particularité des DS breaks, quelques soient leur finitions, elles auront le même aspect extérieur, les carrosseries et ornements seront tous identiques.
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Citroën proposera 5 finitions à ses DS breaks correspondant à des besoins particuliers.

Les breaks "luxe" Les breaks "confort" Les breaks "familiale"
Pour la clientèle "privée", Citroën proposa 3 niveaux de finition.




Les breaks "commerciale" Les breaks "ambulance" Les breaks "funéraires"


Pour la clientèle "professionnelle", Citroën proposera ces 3 versions très différentes.
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Il y aura 16 millésimes de septembre 59 à 76.
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Quand je parle de 16 millésimes, je considère les années 75 et 76 comme étant du même millésime. Les breaks DS vendus de septembre 75 à 76 ne sont que des stocks du millésime 75 (fabriqués de septembre 74 à aout 75). De plus, les n° de série le confirment, il y a pleins de DS break "76" avec des n° de série antérieurs à des modèles 75. En réalité, il n'y a eu aucunes modifications pour les modèles commercialisés à partir de septembre 75. Les carrossiers ambulanciers, qui étaient les principaux clients, se sont rués sur les derniers modèles disponibles en stock.
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